Le Ragondin Furieux

Le Ragondin Furieux

L’écologie spectacle, la nouvelle arnaque !

L'écologie spectacle, la nouvelle arnaque !

 

 


Cette fois ça suffit, il n'est pourtant pas dans mes habitudes de dénigrer avec outrance une formation politique, un mouvement dont on pourrait croire que le fondement ne peut que servir l'humanité, mais il faut se rendre à l'évidence Europe écologie est une arnaque…Pourtant, me direz-vous, vous avez vu le résultat des élections, belle percée n'est-ce pas !

 

D'abord, relativisons les choses, 6,3% de l'électorat ce n'est quand même pas la panacée. Même assez ridicule. D'autant que ce qui peut apparaître des voix en plus, c'est qu'elles ne sont en grande partie que le transfert de voix des sociolos-écolos-bobos, masse électorale qui a l'habitude de cette fluctuation. Fluctuation de mode qui anime cette frange de la fausse gauche éprise d'une sorte d'intellectualisme de salon. C'est peu dire qu'il s'agit là, en règle générale, d'un milieu où l'ouvrier n'est pas majoritaire. Le « smigard », le chômeur, malgré son envie n'ira pas au magasin spécialisé acheter les rillettes estampillées bio et hors de prix, par conséquence cette écologie d'apparat reste avant tout l'apanage de classes moyennes relativement aisées.

 

Comment classifier l'écologie spectacle? Les Verts, comme je le dis souvent, sont une nébuleuse, nébuleuse ou grouille toute sorte de tendances desquelles ne sort en général rien de cohérent politiquement, hormis quand il s'agit d'aller chercher des sièges où l'on assiste alors à une union de circonstance. Certains naïfs voudraient qu'ils soient apolitiques, ce qui est une douce rigolade car lorsqu'ils ne prennent véritablement pas position contre le capitalisme, ils ont de fait une attitude politique dans la mesure où ils font avec le système.

 

Ce parti est à l'évidence une mascarade. Si certains les voient à gauche, disons à gôche, donc dans l'état actuel des choses il ne serait pas souhaitable qu'ils rejoignent la vraie gauche où ils ne pourraient apporter que la discorde. Le mieux, ainsi qu'ils l'ont déjà fait, sans doute iront-ils s'accoupler dans certains cas encore avec les socialos. Après tout, pourquoi pas, les socialos n'étant plus à gauche avec l'option délibéré de soutenir la loi du marché et maintenant une Europe ultra libérale ainsi que le populiste Cohn Bendit qui en est l'ardent défenseur, cela ferait un bel attelage au service de la social démocratie bourgeoise. A l'évidence, l'ultralibéralisme au service d'un capitalisme débridé avec lequel ces écolos vont devoir composer est une antinomie pour l'écologie. Même si on pense par une modification des comportements mis sur une accentuation du reflexe écologique pouvoir changer une partie de la façon de faire des capitalistes est une utopie, une utopie dangereuse car elle masque la réalité.

 

En effet, il est évident, qu'on le veuille ou non, que l'écologie découlera de l'arrêt du productivisme capitaliste. A partir du moment où le profit ne sera plus obsessionnel, l'écologie deviendra un reflexe naturel car alors la surconsommation n'existera plus. C'est donc prendre le problème à l'envers de vouloir amener des changements réels si on ne prend pas le problème à la base.

 

Certes, avoir personnellement un reflexe citoyen pour faire avancer les choses, en faisant du tri sélectif, en favorisant la  consommation des produits véritablement bio lorsque cela est possible, ne nuit pas à la prise de conscience du problème écologique, cela est certain. Mais en faire tout un plat, une sorte de façon de vivre, un peu comme les beatniks de 68, n'apportera rien de vraiment efficient à nos sociétés si ce n'est pour les accros de la peinture verte un certain confort moral. Non, le véritable combat est politique, par conséquence idéologique. L'engagement est un changement de société, allant vers une société de partage, un équilibre à établir vers les pays défavorisés, et ceci ira vers une décroissance inévitable des pays développés. Après et pendant viendra l'écologie, mais pas avant car c'est chimère et brasser du vent ayant pour seul résultat d'alimenter encore plus le pactole des capitalistes qui font feu de tout bois et sous prétexte de mode mettent tout à la sauce bio, illusions…

 

J'entends par Décroissance, pas celle que l'on a l'habitude de caricaturer avec le marginal habitant la yourte et se chauffant à la bouse de vache, non, la décroissance qui prône la relocalisation de nos activités et productions, la fabrication locale, la bagnole n'étant plus l'épicentre de nos civilisations, la suppression des privilèges envers le profit, la revalorisation de la valeur travail comme monnaie d'échange et non comme moteur du capital, etc. On s'aperçoit que c'est un véritable combat politique où la primauté est la remise en question du capitalisme dont découlera automatiquement une écologie saine, ou une saine écologie, celle réflexive.

 

Donc, pour les Verts de gris, on peut les classer à droite et l'on doit combattre surtout la fausse écologie capitaliste dont ils sont les promoteurs. La croissance verte est une arnaque, et même dans certains cas dangereuse pour l'équilibre planétaire...

 

 



23/06/2009
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