Le Ragondin Furieux

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L’Europe doit réduire sa consommation de matières premières

L’Europe doit réduire sa consommation de matières premières

 

 Ainsi qu’il en avait été question dans l’article : « La crise…la crise… la crise », nous assistons à une prise de conscience des pays développés de la surproduction de matières premières. Prise de conscience paradoxale puisque l’on ne dénonce pas la surconsommation mondiale, mais que l’on veut simplement déplacer la recherche d’énergie vers les pays émergeants sous le fallacieux prétexte du développement. On est plutôt enclin à croire que ces pays ayant des législations sociales assez libérales cela va permettre une meilleur exploitation du travail. Donc, il s’agit d’une reprise en min totale par le système capitaliste qui déplace ainsi ses pôles de productivités.

 Dans une Europe ultralibérale c’est le rapport d’un député européen vert qui conseil le déplacement des industries extractives. On n’en attendait pas moins d’un des membres de la nébuleuse puisque ceux-ci sont complètement inféodés au capitalisme et ne savent pas quoi inventer pour favoriser le système, en sortant par exemple des théories fumeuses à l’instar de la croissance verte qui est une grossière erreur politique. Lisons l’article de Cécile Cassier extrait d’Univers-nature.

 L’Europe doit réduire sa consommation de matières premières

 Le 13 septembre dernier, le Parlement européen a adopté le rapport d’initiative de Reinhard Bütikofer (Verts/ALE) sur une stratégie efficace applicable aux matières premières pour l’Europe (1).

 Le rapport prône notamment une transparence accrue des activités minières ainsi que la prise en compte du développement des pays hôtes. Comme le résume la députée européenne belge Kathleen Van Brempt (S&D), avant d’apporter son soutien aux industries extractives dans les pays en développement, la Commission européenne doit déterminer si les projets contribuent à l’éradication de la pauvreté, au développement durable et à la croissance inclusive.

 Bien que partageant ce point de vue, l’ONG Les Amis de la Terre regrette, toutefois, que ne soit pas profondément remise en cause la surconsommation européenne de matières premières. Selon AnneSophie Simpere, membre de l’organisation, la Commission privilégie actuellement les investissements massifs dans les matières premières pour garantir l’accès aux ressources naturelles des Européens. Elle estime que le problème devrait être abordé différemment, en réduisant en priorité la consommation des ressources naturelles dans les pays du Nord.

 Au coeur du débat, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) est notamment appelée dans le rapport à améliorer son évaluation de l’impact des mines sur le développement. Mais les Amis de la Terre et la coalition Counter Balance (2) se disent pessimistes quant à l’adoption de ces bonnes résolutions par la BEI. Depuis 2000, cette dernière a investi plus de 700 millions d’euros d’argent public dans des projets miniers, dont de nombreux controversés, à l’instar de la mine de cuivre Mopani en Zambie. Aussi, les ONG réclament un moratoire des investissements de la BEI dans les industries extractives. Elles demandent également une réorientation radicale des politiques européennes, au profit de la réduction de la consommation des ressources naturelles.

 Cécile Cassier

 1Le document répond à la communication de la Commission européenne intitulée « Relever les défis posés par les marchés des produits de base et les matières premières ».

 2La coalition « Counter Balance : Réformer la BEI » réunit plusieurs ONG : CEE Bankwatch Network (Europe centrale et orientale), les Amis de la Terre (France), urgewald and WEED (Allemagne), Campagna per la Riforma della Banca Mondiale (Italie), BothEnds (PaysBas), Bretton Woods Project (GrandeBretagne).



03/10/2011
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