Le Ragondin Furieux

Le Ragondin Furieux

Enfin les grands travaux.

Enfin les grands travaux.

         


         Sans faire injure à la mémoire de Bradley, qui fit ce qu'il pouvait face à des circonstances pas encore propices, on peut considérer que le début des premiers travaux de grande envergure engagés dans le marais Poitevin est le fait de Pierre Siette.

          Habitant à la Rochelle, cet ingénieur et géographe du roi profita de circonstances favorables pour se voir attribuer le 4 mai 1641 par Louis XIII l'autorisation de fonder une nouvelle société « pour entreprendre le desseichement des marais, palus et terres inondées qui restent à desseicher es Provinces du Poitou, Xaintonge et Aulnix ». Fort de ces privilèges, Siette commença aussitôt quelques travaux entre le canal de Luçon et la Vendée. Cependant, il fallut attendre la déclaration du 20 juillet 1643, aussitôt la mort du Louis XIII, pour que soient définis les avantages exacts de Siette qui avait été contesté par quelques envieux ayant leur entrée à la cour, où l'on commençait à jouer du coude à l'approche de la mort du Roi. Rasséréné par ces nouvelles dispositions statuant officiellement sur les prérogatives données aux entrepreneurs et aux propriétaires des terrains intéressés, le géographe poursuivit donc à partir de cette date les assèchements déjà commencés.

         A la fin de ce chantier en 1646 on comptait alors 75 kms de canaux réalisés et une superficie asséchée de plus de 5000 ha : sur les communes de Sainte-Radegonde-des-Noyers, Chaillé-les-Marais, une partie de celles de Puyravault et de Champagné. Ces asséchés furent baptisés les marais du Petit-Poitou par un acte du 19 octobre 1646. On constatera encore une fois que l'histoire se répète, en effet, ces marais appartenaient presque tous dans leur totalité à l'évêque de Maillezais et à l'abbé de Moreilles.

          Certes, si l'étendue de ces travaux que l'on doit à Pierre Siette peut paraître restreinte par rapport à la surface totale des asséchés du marais Poitevin, il n'empêche que le processus des grands travaux était lancé, et bien lancé...

Le Marais Poitevin de sa création à nos jours, page 49. (M. Mengneau)


15/11/2008
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