Le Ragondin Furieux

Le Ragondin Furieux

Travail, Famille, Patrie !

Travail, Famille, Patrie !

 

Je reprends de temps en temps ce petit billet qui se termine par des textes piochés dans un opuscule des éditions des Humbles et titrée : « La Guerre », sous-titré, « Prolétaires de tous les pays, Egorgez-vous ! ».

 

Cela tombe bien puisque c'est le sujet d'actualité, du moins indirectement, qui a animé les débats de ce début de mois d'Avril. Et si j'ai extrapolé vers la guerre l'entrée de la France dans le commandement intégré de l'Otan, c'est que lorsque l'on fourbit les armes, l'odeur de la poudre à canon refait surface et laisse à l'âme une impression désagréable.

 

D'autant plus désagréable qu'il s'agit aussi de l'indépendance de notre pays. Indépendance que l'on devait à de Gaulle, et jusqu'à maintenant conservée par les divers chefs d'Etat qui lui succédèrent. Position certes discordante à travers la ligne droite de la pensée unique qui fait florès chez les alliés du Pacte Atlantique, mais qui laissant la liberté de choix, de parole, de pensée, cela faisait de par le monde que notre pays était respecté et admiré pour avoir su garder son identité. C'en est fait, la France est rentré dans le rang, et son allégeance aux Etats-Unis fut sanctifier en présence d'un panel de dirigeants asservis lors de la grande messe de Strasbourg.

 

Pourtant, il eut sans doute été bien que le Chef du gouvernement français se souvienne des paroles du Général le 21 février 1966 lors du « divorce de corps » avec l'Otan car cela nous aurait laissés libres de nos actes, dans le cas de conflit aléatoire. Laissons la parole à de Gaulle…

 

« Enfin, la volonté qu'a la France de disposer d'elle-même, volonté sans laquelle elle cesserait bientôt de croire en son propre rôle et de pouvoir être utile aux autres, est incompatibles avec l'organisation de défense où elle se trouve subordonnée. »

 

Peut-être que Sarkozy qui se veut l'un des héritiers du Gaullisme n'a-t-il pas lu ces propos. Ou, comme je suis enclin à le croire, est trop rébarbatif pour « l'Agité » de l'Elysée le français un peu suranné et châtié dont usait le Général pour servir une sémantique qu'apparemment  ledit agité appréhende mal, lui dont le langage est le plus souvent vulgaire laissant transparaitre une inculture notoire.

 

Qui plus est, c'est de façon unilatérale qu'il a jeté aux orties une partie de notre histoire et nous a embringués, sans demander notre avis par voix référendaire, dans une aventure qui pourrait à long terme se révélée funeste. Car effectivement sous le fallacieux prétexte de la chasse aux turbans intégristes se cache probablement d'autres raisons aux déploiements de forces en Afghanistan avec en parallèle une attention particulière, voire aimable pour la Turquie. Les moins pessimistes y verront des positions stratégiques proches de l'Iran, pour les plus inquiets, c'est la proximité de la Russie et surtout de la Chine, deux entités qui pourraient faire ombrage à l'hégémonie et à l'impérialisme étasunien.

 

En fait, c'est probablement autour du danger d'un conflit planétaire en devenir que Sarkozy vient de vendre la France aux Etats-Unis. Allégeance dont on pourra difficilement se désunir et qui conduira une fois de plus nos soldats à se battre pour un idéal pour lequel ils sont indifférents, surtout que le grand moteur de cette hérésie est le capitalisme au service de quelques profiteurs!

 

Rappelons-nous ce poème de François A. Ponsard – poète dramatique (1814-1867).

 

La Guerre

 

Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre,

Sur les champs de bataille, à l'heure où les corbeaux

Crèvent à coup de bec et mettent en lambeaux

Tous ces yeux et ces cœurs qui s'enflammaient naguère

 

Tandis que flotte au loin le drapeau triomphant,

Et que parmi ceux-là qui glissent dans la plaine,

Les doigts crispés, la bouche ouverte et sans haleine.

L'un reconnaît son frère et l'autre son enfant.

 

Oh ! Je voudrais les voir, lorsque dans la mêlée

La gueule des canons crache à pleine volée,

Des paquets de mitraille au nez des combattants.

 

Les voir tous ces gens là prêcher leurs théories

Devant ces fronts troués, ces poitrines meurtries

D'où la Mort à chassé des âmes de vingt ans.

 

 

A méditer…..





09/04/2009
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