Le Ragondin Furieux

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Présidentielles, le grand spectacle a commencé !

Présidentielles, le grand spectacle a commencé !

 

 Ca y est, les candidats avancent leurs pions. Effectivement, si l'on entend de ça de là qu'il pourrait y avoir des primaires dans divers partis, certaines personnalités se montant du col pour affirmer leurs supériorités font ainsi savoir qu'ils sont des incontournables.

 

Cela va de la droite à la fausse gauche, même dans la vraie gauche ou l'on entend chez Ruquier un Mélenchon ne manquant pas d'aplomb électoraliste prétendre qu'il ne connaissait pas de meilleur candidat que lui-même. De Villepin veut faire un croc-en-jambe à Sarkozy tandis que celui-ci voudrait voir l'esthète pendu à un croc de boucher. DSK, quant à lui, va faire semblant de renflouer la Grèce pour prouver qu'il pourrait en faire pareil le cas échéant pour la France ; tandis que miss Royal nous fait un cinéma pas possible pour soi-disant sauver des entreprises qui en réalité ne sont pas « sauvables ». Le grand spectacle politique a commencé, la politique spectacle bat sont plein. Le culte de la personnalité va atteindre son paroxysme, le principe du leader incontournable sera la pierre d'achoppement de nombreux partis, mais dans tout cela où est le vrai débat…

 

D'abord il est presque certain que la mise en avant pourtant indispensable de l'idéologie passera en second, les beaux-parleurs ayant souvent la primauté sur les vrais idéologues. Au demeurant la vraie question est particulièrement escamotée de fait puisqu'il s'agit du régime présidentiel qui dans son principe est inique. Pourtant chacun fait voir ses pectoraux en oubliant de dénoncer un fonctionnement prétendu démocratique où la souveraineté populaire ne veut plus rien dire, le peuple abandonnant ses pouvoirs dans les mains d'un seul homme, pouvoirs qui vont devenir presque absolus comme c'est le cas avec Sarkozy qui a transformé le régime en autocratie.

 

Opposer à un autocrate un homme providentiel de gauche, par exemple, est le plus idiot des leurres à gogos. C'est tourner en rond enfermé dans une forme électoraliste pour laquelle le peuple ne sert que de pourvoyeur aux ambitions d'un seul homme. Donc, le débat est ailleurs…

 

Avant de discuter si c'est machin ou truc qui sera candidat ce qui est de moindre importance au regard d'un débat d'idées qui doit porter sur la remise en cause d'une constitution ne faisant jusqu'à présent que peu de place à la vrai démocratie, la démocratie directe et sa conséquence, la « souveraineté populaire ». Il est évident que le régime présidentiel doit disparaître et qu'à partir de cet axiome le futur candidat ne sera qu'un intérimaire et qu'il est nullement besoin de le porter au pinacle, ce ne doit être qu'un épisode transitoire afin que se soit le peuple le seul décideur. Nous devons donc nous attarder sur une constitution pouvant remplacer celle que l'on doit au général de Gaulle, même si elle a été modifiée, le fondement du régime présidentiel étant resté le même. Il est évident que lorsque l'on remet en cause le concept présidentiel on doit d'abord atténuer le rôle de cette élection, faire en sorte qu'elle ne soit qu'un épisode momentané, ce qui est loin d'être le cas avec le battage médiatique qui l'entoure, et surtout celui à venir ! Pourtant, nous avons d'autres priorités…

 

Doit-on revenir à un principe plus législatif avec une seule assemblée dont les élus ne seront que les serviteurs du peuple. Cela impliquant des mandats courts, limités dans le temps, révocables et non cumulables, une politique toute à fait différente sur laquelle nous devons réfléchir car là est la priorité. La course à l'Elysée étant le reflet même de la politique spectacle qui conduit au monarchisme républicain de la Véme République, nous devons nous en absoudre pour mettre en avant une autre conception de la République, il en va de notre avenir.

 

Alors, il est urgent que l'on cesse d'alimenter cette mise sur le qui-vive pour la désignation de candidats, cela n'a aucun intérêt et de surcroit cela favorise la focalisation sur un concept qui ne devrait pas en être un. Et surtout, que l'on ne vienne pas dire qu'il faut un candidat fort pour changer le système, c'est un leurre, en somme un faire-valoir. Car c'est prendre les mêmes et recommencer, la vrai réponse c'est le citoyen qui en est le maître, lui seul est décideur, le reste n'étant que de la politique spectacle et surtout du mauvais spectacle politique.

 

C'est à nous d'imposer le changement, la démocratie directe étant la seule valable, sortons du culte de la personnalité qui favorise le syndrome du leader à l'égo surdimensionné, qui se croit indispensable, et ne sert que les intérêts d'une oligarchie politique professionnelle…

 

Par conséquence, le vrai débat c'est : « Qu'elles vont être les bases de la VIéme République ? »



29/04/2010
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