Le Ragondin Furieux

Le Ragondin Furieux

De temps en temps, un peu de temps perdu !

De temps en temps, un peu de temps perdu !

 



Par les temps qui courent, par une époque que l'on veut religieuse pour faire divergence à la pensée unique il est un dieu oublié, pourtant il est là et bien là ; il règle le cours de nos vie avec une régularité de métronome l'inlassable Saturne à l'anneau d'argent. Brassens en a dit qu'il était un dieu bien inquiétant, qui cependant semait par un hasard voulu des grains de sel dans les cheveux, payant ainsi la gabelle que l'on doit au temps.

 

Le temps, ce temps que l'on ne peut arrêter malgré qu'on le quantifie en le mettant en seconde, en minute, en heure, en jour, en an, en ère, en siécle, en instant, en moment, en tout de suite, en d'ici là, en plus tard, à toute à l'heure pendant qu'il continue inexorable sa course est l'unique vrai souci de nos vies.

 

« O temps suspend ton vol, et vous heures propices suspendez votre cours ! ». Que de harangues pour arrêter le cours du temps, ne serait-ce qu'un instant. Las, il continue, immuable sans même un regard vers la jeunesse qui s'estompe, c'est une longue balade vers la sortie qu'il nous offre au jour le jour. On se dit alors, que de temps perdu. Perdu et introuvable, si, parfois sur l'étagère des souvenirs un moment du passé est resté, plus lourd à porter que ceux partis au vent de la vie. On fait une pose, remue le souvenir, on dit : c'est du passé, et cinq minutes de rêverie sont passées ainsi. Et si on additionnait tout ce temps perdu à ressasser le passé, puis on l'ôterait, on gagnerait du temps dans l'avancée de la vie…

 

Quel joli mot : gagner du temps. Cela ne reste pourtant qu'une illusion car l'on ne peut grappiller même la moindre seconde à l'horloge de la vie. Si la pendule s'arrête, c'est mécanique, l'usure peut-être, ou alors le sentiment que le temps passe trop vite et la main angoissée est restée en suspend et n'a pas tourner la clef à remonter le temps. Gagner du temps, pourquoi faire ?, avoir quelques minutes en plus en allant plus vite, peut-être va-t-on plus loin mais à l'arrivée on n'est pas forcément plus avancé qu'au départ. Il y donc un temps pour tout.

 

Tiens, mais demain, quel temps va-t-il faire ?

 

Eh oui, j'avais du temps à perdre…

 

 



26/06/2009
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